- 11 juil.
- 2 min de lecture
Coup de coeur Avignon 2026 : mon côté wertheimer de Chloé Oliveres
Chloé Oliveres signe ici un spectacle tendre et brillant. À voir absolument.
Par Clémence Duranton

C’est une histoire de généalogie. Une arrière grand-mère fantasque, suicidaire, habituée des hôpitaux psychiatriques et une question lancinante : Sommes-nous tous condamnés à suivre les traces de nos ancêtres ? Sommes-nous tous voués à être des versions bis de nos pères, de nos mères, de nos grands-parents ?
Pour son nouveau spectacle, Chloé Oliveres réalise une véritable enquête sur le côté féminin de sa famille, le côté Wertheimer (du nom de famille de sa mère) : la voilà partie à l'hôpital Sainte-Anne dans une grande aventure, replongeant dans les dossiers poussiéreux, discutant du passé avec sa mère pour la première fois. Interrogeant les vivants pour mieux cerner les morts.
et toujours, cette peur irrationnelle de devenir folle comme son arrière grand-mère, trop effacée comme sa grand-mère. Ou "pas normale" comme sa mère.
Il y a dans ce seule en scène une franchise déroutante face à des sujets intimes. Chloé Oliveres confie ses angoisses, ses opinions et toujours, cette peur irrationnelle de devenir folle comme son arrière grand-mère, trop effacée comme sa grand-mère. Ou "pas normale" comme sa mère.
La comédienne donne un corps et une voix à ces toutes femmes, que l'on apprend à connaitre, à aimer, à comprendre. Chacune des Wertheimer porte le poids de son passé, celui de la comédienn. Et chacune devient le symbole d’un patriarcat qui l'a usée, d’une charge mentale qui l'a épuisée.
Il y a tout dans ce spectacle : l'amour, les tabous familiaux, la tendresse, la peur, mais aussi une infinie douceur.
Mon côté Wertheimer, (Les mères poules ne font pas des mouettes)
Théâtre du Train bleu, Avignon
Dès le 22 septembre, théâtre Lepic, Paris




