- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
Exposition Titanic : on y court ?
On a testé pour vous l’exposition immersive La légende du Titanic, à Paris. Notre avis sans filtre.
Par Clémence Duranton

On nous avait dit "expérience immersive", on s’attendait donc à tomber sur des écrans. Raté. Dès le début de la visite, nous sommes face à un décor réel ; la façade du réputé insubmersible Titanic, dans laquelle nous entrons. Un long couloir nous accueille et nous en apprenons plus sur l’origine du paquebot.
Le Titanic a été construit à un moment où les bateaux de croisière étaient de plus en plus grands car contrairement à ce qu’on pourrait croire, les classes aisées ne voyageaient qu’en de rares occasions quand les ouvriers se déplaçaient de plus en plus.
Un ticket de troisième classe à bord du Titanic équivaut aujourd’hui à 300 euros. Un ticket en première classe pouvait aller jusqu’à 14 000 euros. Des chiffres qui témoignent des disparités entre les classes.
Les espaces selon le ticket d’entrée variaient considérablement : salons, espaces de jeux, restaurant gastronomique et pont dédié en première, cabines minuscules et cantines au sous-sol en troisième classe.
Un ticket de troisième classe équivaut aujourd’hui à 300 euros. Un ticket en première classe ? 14 000 euros.
La première salle de l’exposition permet au visiteur de mieux cerner la vie de l’époque. Dans des vitrines, des vêtements, de la vaisselle, des lettres, des photos… Peu d’objets issus du Titanic mais beaucoup d’items de la White Star Line, compagnie copropriétaire du paquebot. Au mur, de grands panneaux racontent les histoires folles de certains passagers : des jumeaux enlevés par leur père, décédé lors du naufrage, retrouvés par leur mère grâce à une photo parue dans la presse. Une femme enfermée par erreur dans sa cabine, libérée juste à temps, la maitresse de l’homme d’affaires Benjamin Guggenheim sauvée par ce dernier, qui a dû annoncer sa mort.
Pour l’anecdote, Guggenheim, voyant la mort arriver, et après avoir sauvé plusieurs passagers, a été vêtir son plus beau costume pour "mourir comme un gentleman". Ce genre d’histoires bouleversantes peuplent l’exposition et donnent une autre dimension à ce drame en lui offrant des visages, des destins tragiques.
Guggenheim, voyant la mort arriver, et après avoir sauvé plusieurs passagers, a été vêtir son plus beau costume pour "mourir comme un gentleman".
Après une photo à l’avant du bateau pour se prendre pour Kate Winslet et une expérience VR sans grand intérêt, nous débarquons dans une salle immense où le terme "immersif" prend son (double) sens. Du sol au plafond, des images nous emmènent dans la construction du bateau, sa traversée, son arrivée à son dernier port, la collision avec l'iceberg .... La fiction finit par le drame que le visiteur vit tel un naufragé depuis sa barque, impuissant et stupéfait.
La fiction finit par le drame que le visiteur vit tel un naufragé depuis sa barque, impuissant et stupéfait.

La salle suivante est vide, simplement habillée d'une multitude de lignes tracées au sol. On nous équipe d’un casque de réalité virtuelle et nous voilà à bord. Nous circulons dans les cabines, les couloirs, la salle de bal avec le grand escalier, pour arriver sur le pont. La visite rend l’ensemble d’autant plus palpable.
En chemin vers la sortie, nous apprenons que rien n’aurait pu être fait pour sauver le bateau. En revanche, en ce qui concerne les 1489 disparus dans l’Atlantique : 64 canaux de sauvetage étaient initialement prévus et ont été réduits à 20 afin de libérer de l’espace sur les ponts. 700 personnes seulement ont pu être sauvées. La grande majorité des passagers auraient pu l’être également si le nombre de canaux initialement prévus avait été conservé.
Une leçon pour l’Histoire et une expérience dont vous ne sortirez pas indemnes.
Astuces :
Une application gratuite peut accompagner la visite. Le lien est disponible à l’entrée.
Un café vous permet de déguster une pâtisserie et une boisson chaude l’après-midi.
Faites attention aux jours d’ouverture qui varient.
Pensez à réserver votre créneau à l’avance et à arriver à l’heure.
Infos pratiques :
Durée de la visite : 90 minutes en moyenne
Jusqu’au 31 août, Grande Halle de la Villette, Paris
Billet adulte à partir de 26 euros
Retrouvez le dernier numéro de multi sur Cafeyn





