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Philippe Katerine : "J’étais un élève rêveur, à côté de la plaque. je le suis toujours !"
Dans Qui sera le plus nul ? sur TF1, une poignée de célébrités participe à des épreuves de logique et de culture générale dans un seul but : être éliminée le plus vite possible. Au casting cette année, le fantasque Philippe Katerine, peu habitué à ce genre d’exercice. Pour MULTI, il se confie sur les raisons de ce projet et son parcours scolaire... original.
Par Clémence Duranton

MULTI. Vous comprenez que ce soit une surprise de vous voir en prime time sur TF1, hors de votre univers habituel?
Philippe Katerine. Non, je ne vois pas trop. Je ne sais pas ce qu'est mon univers. Même s'il y a plein de programmes auxquels je ne participerai pas. On m'a proposé Danse avec les Stars, j'ai toujours refusé. Mais je suis un enfant de la télé : The Voice, tout ça, j’adore. C’est très intéressant pour un gars comme moi.
Pourquoi avoir accepté Qui sera le plus nul ? ?
Il y avait des gens que j'aimais bien dans le casting. Principalement, Camille Combal (qui anime, NDLR). Je lui avais demandé de jouer dans le clip de Nu, le titre que j’ai chanté aux Jeux Olympiques. C’était la reconstitution d'une émission, il me fallait un présentateur. Un soir, avec ma mère, on se demandait qui on préférait dans le PAF et on a répondu d’une seule voix : Camille Combal ! Parce qu'il est plein d'esprit, d’humour, on sent qu'il joue à être présentateur. Je lui ai demandé, il est venu très gentiment et je l’ai trouvé adorable. Donc j’avais envie de partager une aventure avec lui. Ça a été le déclencheur.
Vous aviez regardé la première saison ?
Pas du tout !
Le concept est basé sur la culture générale. Vous n'aviez pas peur que le regard du public change sur vous ?
Non, moi-même je ne sais pas trop qui je suis. Mais ça m’a aidé à me découvrir, c’est un vrai retour en enfance, on comprend qui on était à l’école. Pourquoi j'ai suivi cette trajectoire, pourquoi je me suis réfugié à ce point-là dans la création, pourquoi je suis dans ma bulle… J'ai peur dans la vie, mais pas de ce genre de chose. Moi j'ai peur d'acheter du pain, j’ai peur des échanges commerciaux.
C’est embêtant pour la vie quotidienne.
Oui (il rit). Pour revenir à l’émission : je savais que je n'étais pas très bon. Tout le monde dans mon entourage, me disait : Tu vas sortir vite, tu as de la culture ! Tu parles ! C’est une école de l’humilité.
pour moi, deux plus deux ne font pas quatre et le problème, c’est que je suis sûr que j’ai raison !

Vous avez été surpris de votre niveau ?
Il y a tellement plus de choses qu'on ne connaît pas que de choses qu'on connaît. Même Einstein ne devait absolument rien savoir du football de son époque. Des tribus d'Indonésie maîtrisent les plantes médicinales et peuvent sauver des vies mais ne connaissent rien à la bourse. Tout ça est absolument relatif et fait partie d’un parcours individuel. Pour moi, deux plus deux ne font pas quatre et le problème, c’est que je suis sûr que j’ai raison ! Je ne me suis senti à l’aise dans aucune épreuve et tant mieux, c’était le but, de sortir de ma zone de confort.
On vous imagine élève rêveur quand vous étiez enfant, c’est le cas ?
J'étais très rêveur ! Complètement à côté de la plaque. Et j’ai constaté que je l’étais resté ! J’étais très moyen, je n’ai jamais redoublé, mais je passais tout juste. J’adorais le dessin, le sport, le français, la philo et la géo. J’ai fait une fac d'arts plastiques à Rennes. J'y ai appris beaucoup de choses.
Je n'ai jamais eu de plan de carrière. Ce sont les événements qui m'ont confirmé des choses.
Vous vouliez faire quoi après l’université ?
Je ne savais pas du tout ce que je voulais faire à 20 ans. Je savais que j'étais attiré par le cinéma, les arts. C’est ce qui me faisait vibrer. J’adorais faire des chansons, dessiner, mais je n’avais aucun plan de carrière. Et je n’en ai jamais vraiment eu d’ailleurs. Ce sont les événements qui m'ont confirmé des choses.
Votre mère était institutrice, vos frères et soeurs sont profs, est-ce que faire cette émission, c'est un moyen pour vous de rentrer dans ce cercle familial ?
Il y a peut-être de ça, en effet. Ma mère était ma première maîtresse à la maternelle. Donc, j'avoue que ça a dû jouer sur ma psyché. Je ne comprenais pas bien : je ne pouvais pas l’appeler maman, elle me punissait,… ça a mal commencé, quelque part.
Et vos frères et soeurs ?
Ils sont profs de français. Quand on fait des concerts, c'est facile de jouer devant 3 000 personnes. Je n’ai jamais le trac. Mais devant 30 personnes, c'est beaucoup plus compliqué. Parce que vous repérez les 30 regards. Il faut monter sur l’estrade, trouver les bons mots. Cette émission m'a permis de réaliser à quel point je les admire.
Tout le monde dans mon entourage, me disait : Tu vas sortir vite, tu as de la culture ! Tu parles !
La différence surtout, c'est que vous avez un métier public. Vous vous intéressez à ce qu’on dit de vous ?
Non. Je ne sais jamais qui parle, donc, en quoi ça m’intéresse ? Ce qui m’intéresse, c’est l’avis des gens que je connais. Je ne suis même pas sur Instagram. J'envoie des photos à un ami qui poste pour moi. Je n’ai pas trop le temps pour ça. Je suis sur Tiktok et sur YouTube, j'aime beaucoup, mais uniquement pour regarder des sujets qui me nourrissent.
Vous avez conscience que le monde entier a parlé de vous après les Jeux Olympiques ?
On m’a raconté, oui. Mais je n’ai pas été voir. Et puis, ce n’était pas vraiment moi ce personnage bleu que j'incarnais.
Qu’est-ce que vous avez prévu de cette rentrée scolaire ?
Un disque ! J’adore faire du studio, c’est là que je me sens le mieux. J’aime toutes les parties de mon métier, à vrai dire. J’adore les shootings photos, je sais que c’est rare. J’adore même les interviews ! C’est la preuve que je ne me suis pas trompé d’orientation. Pourtant, mon conseiller d’orientation m'avait dit de devenir enquêteur pour les sondages. C’est fou, hein ? Ça ne m’aurait peut-être pas déplu.
Qui sera le plus nul ? Sur TF1, dès le 4 septembre




