Wild Horse Nine, la critique
Après Bons baisers de Bruges, Martin McDonagh offre à son public un Wild Horse Nine grinçant. Notre critique.
Par Clémence Duranton

C’est une histoire d’amitié pas comme les autres. Chris (John Malkovich) et Lee (Sam Rockwell) sont agents de la CIA. Chris est condamné, Lee a donc accepté de l’emmener sur l’île de Pâques pour un dernier voyage.
Pas question pour autant de tomber dans le mélodrame, le réalisateur britannique Martin McDonagh (Bons baisers de Bruges, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance…) laisse ici s’exprimer tout son style grotesque, son humour grinçant, ses personnages cyniques.
Malkovich au sommet de son art campe un personnage faussement perdu, rétrograde, politiquement incorrect

Le binôme mal assorti prends corps, le spectateur comprend la relation professionnelle devenue fraternelle. Malkovich au sommet de son art campe un personnage faussement perdu, rétrograde, politiquement incorrect face à un Sam Rockwell tout en tensions.
Derrière cette toile humaine, celle de la politique, l’assassinat de Kennedy, le coup d’Etat chilien de 1973… McDonagh manie la réalité avec brio, elle devient trouble, absurde, le spectateur ne sait plus s'il doit rire, pleure, voire les deux en même temps. Qu'importe, c'est très réussi.

En salle le 4 novembre




