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Que vaut la pièce potiche ?
Potiche s'offre une nouvelle version théâtrale parisienne avec un casting de choix. Pari réussi ? On vous dit tout.
Par Clémence Duranton

On connaissait la version cinématographique avec Catherine Deneuve, Potiche s’invite cette fois sur scène. Avec une histoire similaire : la vie de la femme d’un industriel détestable et adultère, sorte de desperate housewife sans le glamour.
Madame Pujol est ici incarnée par Clémentine Célarié qui joue à la perfection la fausse bêtise / naïveté. À ses côtés, un casting de choix : l’acteur chanteur Benjamin Siksou joue son fils, le génial Philippe Uchan incarne parfaitement son odieux mari, Alexie Ribes est leur fille.
On apprécie particulièrement la présence de Paloma, drag queen découverte dans Drag Race, assistante à la botte du patron, loin d’être aussi idiote qu’il n’y parait. On pouvait craindre le cliché, il est soigneusement évité et la performance est à saluer.
Certaines scènes, dont la crise de nerf du mari, sont à hurler de rire. C’est grinçant, ironique, malin. Le tout dans un décor sublime et une mise en scène de Charles Templon ô combien réussi.
On en redemande.
Potiche, jusqu'au 30 avril, au Théâtre libre, Paris
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