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  • il y a 15 heures
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Thaïs Vauquières : l’interview thématique


La comédienne, humoriste, Thaïs Vauquières, vue dans Master Crimes sur TF1, chroniqueuse dans Piquantes! (Teva), se produit en ce moment sur scène avec « Fille de joie ». Un seule en scène personnel, brillant, où elle décortique et rhabille sa famille, alternant entre personnages et stand-up.

Par Clémence Duranton

thaïs vauquieres assise
Crédit : Kobayashi 

Enfance

"J’ai grandi à Lyon, sur la terre des bobos. Ma mère était prof d’histoire-géo, mon père directeur dans l’assurance, mon frère et moi étions les premiers de la classe. Je faisais de la danse classique, mon frère du foot, on ne peut pas faire plus cliché. Après le divorce de mes parents, mon père devient chaman et je découvre l’alcool, les garçons… et je découvre le café théâtre."


La scène

"Dès petite, je voulais faire de la scène. Mon premier souvenir de scène, c’est un gala de danse. Et puis le café théâtre quand j’étais à la fac. Au départ, je pensais que ça m’aiderait pour la fac, pour les présentations orales, et très vite, le hasard a fait que j’ai joué 6 fois par semaine. J’avais 20 ans, j’avais déjà mon intermittence, j’avais un salaire…"


Le one woman show

"Le café-théâtre, c’était surtout des rôles comiques et les rôles féminins n’étaient pas dingue, mais je ne voulais pas spécialement faire de stand-up. Stéphane Casez, qui est devenu mon co-auteur, me mettait en scène dans une pièce et il m’a dit que j’avais une énergie de stand-up. Je refuse au départ parce que j’ai peur, j’écris un peu et je montre mes textes à quelqu’un du milieu - qu’on ne citera pas - qui me dit que c’est nul. Ça a été très compliqué de m’y remettre après ça. Et c’est Stéphane qui est revenu me chercher. Au début, c’était terrifiant."


L'écriture

"Quand tu commences à écrire, tu es très éponge et tu peux vite te dire que tu as trouvé une vanne alors qu’elle n’est pas de toi donc pendant longtemps, je n’allais voir personne sur scène pour ne pas m’influencer. Et plus tu écris, mieux tu écris, plus facile c’est. C’est comme pour un athlète. L’avantage d’écrire pour soi, c’est que je n’ai pas à attendre qu’on m’appelle et j’ai mon style, mon humour… Je n’ai pas à me calquer sur quelqu’un d’autre."


L’anecdote improbable ? Je suis la voix de la pub Conforama !

Petit et grand écran

"Mes premiers pas au cinéma c’était dans Making of de Cédric Kahn, petite pression… C’était génial. J’ai de plus en plus accès à des castings très chouettes pour le cinéma même si je fais plus de télé. Master Crimes a débloqué des choses. Mais avant que les gens fassent le lien entre moi, humoriste, et Valentine mon personnage, ça met un peu de temps. Mais je l’ai ressenti quand j’ai fait des festivals de séries, les gens m’appelaient Valentine."


Jouer avec Muriel Robin

"J’apprends tellement en jouant avec elle. Elle a une rythmique de fou, c’est très carré, très sérieux, c’est impressionnant. Dès la lecture, on s’est bien entendu, elle a ri tout de suite de ce que je faisais. Elle est venue voir le spectacle, elle en a parlé sur ses réseaux sociaux… D’ailleurs beaucoup de gens sont venus me parler suite à son post."


Chronique familiale

"J’égratigne pas mal ma famille dans le spectacle mais personne ne l’a mal pris. Ma mère insiste pour que je dise que ce n’est pas elle du tout, mon père en revanche, c’est totalement lui, le chaman et sa bande de chelous. Et tout ce que je dis de moi-même, du fait de ne pas avoir d’enfant à 30 ans, de comment la société me perçoit, tout ça est réel. J’ai conscience que je vais devoir changer le texte si je tombe enceinte demain."


affiche thaïs fille de joie



Fille de joie, au Théâtre du Gymnase, Paris, jusqu’au 28 mars



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